Alarme 2000 tout comme Alarme N°1, Sériée était majoritairement présent en France au cours des années 70 jusqu’à fin 90 avec de nombreuses publicités dans les médias attestant d’une véritable force de frappe. Avant-gardiste, la marque a permis de faire progresser le domaine des systèmes anti-intrusion grâce à un catalogue particulièrement varié : la sirène SP 10, le transmetteur téléphonique TTM 200, le RT-80, le Radar Compact RC-1200 ME, ou encore le Fibroptic Contrôle, un système très en avance sur son temps qui faisait déjà l’objet de publicités télévisées en 1987.
- Alarme 2000 : Présentation du Radar sirène Staal RT 120
- Alarme 2000 : présentation de l’avant-gardiste détecteur/sirène DI 60 et ses 3 à 4 ans d’autonomie…
- Alarme 2000 : Présentation couverture d’époque (1987) et de l’historique détecteur sirène autonome DI 50, datant de 1976.
- Brevet d’époque du transmetteur téléphonique 07.10.1985
Au fil de ce court article, nous mettrons également en lumière quelques subtilités ainsi que certains choix de conception qui ont, à leur manière, quelque peu terni l’histoire des systèmes d’alarme… Notons également en fin d’article, le résultat de mes recherches ayant permis de retrouver le brevet du transmetteur téléphonique n° EP0178229B1 déposé en 1985 par Éric Tholozan et Alain Vauvert. Celui-ci devrait raviver quelques souvenirs chez certains aficionados de la marque. Son intitulé est le suivant : « Transmetteur automatique de signaux tels qu’un message d’alarme sur une ligne téléphonique ».
Alarme 2000 : Présentation du Radar sirène Staal RT 120


Notons les produits RT-120 et RT-220, des systèmes tout-en-un intégrant un détecteur de mouvement hyperfréquence et une sirène. Particulièrement pratiques à installer, ils misaient exclusivement sur la technologie hyperfréquence exploitant l’effet Doppler-Fizeau, les rendant insensibles aux turbulences naturelles ou artificielles de l’air (chauffage, ventilation, courants d’air, etc.). À la même époque, la concurrence privilégiait principalement les détecteurs à ultrasons ou à infrarouge passif (PIR). Contrairement à l’infrarouge, dont le rayonnement est bloqué par la moindre paroi, les micro-ondes utilisées par les produits de la gamme Alarme 2000 possèdent une longueur d’onde suffisamment grande pour traverser relativement facilement des cloisons fines en plaques de plâtre, en bois ou encore les vitrages.
Cette caractéristique constituait toutefois un inconvénient majeur : des mouvements situés de l’autre côté d’une cloison pouvaient être détectés, provoquant ainsi de nombreux déclenchements intempestifs. Ce phénomène de « porosité », typique des détecteurs fonctionnant dans la bande des 2,45 GHz, a progressivement conduit à l’abandon de cette technologie dans le domaine des systèmes d’alarme, au profit des détecteurs 9,9 GHz, beaucoup plus adaptés aux applications de sécurité électronique grâce à une meilleure maîtrise de la zone de détection et à une réduction significative des fausses alarmes. A titre de comparaison, Bosch et son actuel CDL2-A15H s’appuie sur l’hyperfréquence à 10,588 GHz…
Alarme 2000 : présentation de l’avant-gardiste détecteur/sirène DI 60 et ses 3 à 4 ans d’autonomie…


En bas à droite, la brochure précise : « Les hyperfréquences ne traversent pas les plaques métalliques et les bétons épais ; il est possible, dans de nombreux cas, d’utiliser ce phénomène pour une meilleure couverture sans risque de déclenchements intempestifs… » Cette phrase est importante. Elle montre qu’Alarme 2000 connaissait parfaitement le problème de la traversée des cloisons. En revanche, ils précisent bien que les murs en béton épais et les surfaces métalliques atténuent fortement les micro-ondes, permettant d’éviter certaines détections parasites… La joie des anciennes technologies d’alarme, qui ont bel et bien apporté cette réputation tellement sulfureuse !
Alarme 2000 : Présentation couverture d’époque (1987) et de l’historique détecteur sirène autonome DI 50, datant de 1976.


Brevet d’époque du transmetteur téléphonique 07.10.1985
Le 7 octobre 1985, la Société Moderne d’Électronique – Alarme 2000 dépose le brevet européen EP0178229, consacré à un transmetteur automatique de messages d’alarme sur ligne téléphonique (TTM 200 – Transmetteur Téléphonique à Messages). Véritable innovation pour l’époque, ce système abandonne les traditionnels magnétophones à cassette au profit d’un microprocesseur capable d’enregistrer, de mémoriser et de transmettre des messages vocaux numérisés. Le brevet introduit également des fonctions particulièrement avancées pour le milieu des années 1980 : composition automatique des numéros, reconnaissance des tonalités téléphoniques, codage numérique de la parole, autonomie sur piles pouvant atteindre plusieurs années, ainsi qu’un mode répondeur permettant de simuler la présence de l’occupant. Cette invention illustre la volonté d’Alarme 2000 de moderniser les systèmes de transmission d’alarme en les rendant plus fiables, plus compacts et beaucoup plus autonomes.





