Dans le cadre du projet de loi « RIPOST », le Sénat a adopté le 26 mai 2026 (243 voix pour, 33 contre, avec abstention des socialistes et opposition des écologistes) le projet de loi comprenant 33 articles consacrés aux phénomènes qui visent à troubler l’ordre public. Dans ces 33 articles accessibles librement sur la toile, nous retrouvons la prolongation probablement en vue des JO d’hiver 2030, de la continuité d’expérimentation des traitements algorithmiques liés à la vidéoprotection (prolongation vidéosurveillance algorithmique – VSA JO 2030) avec quelques subtilités dont la vidéosurveillance algorithmique (VSA) qui désormais s’appliquer à l’intérieur des bâtiments ouverts au public, et pas seulement aux abords.
- Vidéosurveillance algorithmique (VSA) | Découvrons cette technologie et ses limites.
- Les caméras de vidéosurveillance vidéoprotection algorithmique (VSA) permettent de créer une analyse vidéo prédictive apportant :
- Caméras de vidéosurveillance vidéoprotection algorithmiques (VSA) | À mesure que l’IA progresse, nos libertés en pâtissent ?
- Caméras de vidéosurveillance vidéoprotection algorithmiques (VSA) | Banalisation de la vidéosurveillance intelligente…
Un changement structurel qui méritait d’être signalé… Notons cette loi qui avait été mise en œuvre lors des derniers JO et se voit donc reconduite jusqu’au 31 décembre 2030. La loi n° 2023-380 du 19 mai 2023 relative aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 (loi JOP 2024) est initialement, une mesure temporaire qui finira probablement par être adoptée sur le long terme… En effet, je pense qu’il sera bien difficile de faire marche arrière… Historiquement, lorsqu’une technologie de sécurité démontre une utilité opérationnelle importante, elle tend rarement à disparaître complètement. La vidéoprotection algorithmique (VSA) ne devrait pas déroger à cette tacite règle après sa phase expérimentale.
Vidéosurveillance algorithmique (VSA) | Découvrons cette technologie et ses limites.

Mise en avant pour son côté sécuritaire, les arguments ne manquent pas en faveur des caméras de vidéosurveillance/vidéoprotection algorithmique (VSA) qui factuellement, va apporter la possibilité de détecter de manière totalement automatique des comportements à risque, ou objets suspects sans discrimination, en s’appuyant sur une analyse factuelle des événements. Notons le fonctionnement simulant le raisonnement humain, soit l’apprentissage automatique – Machine Learning…
Ce dernier point laisse toutefois à réfléchir puisque la neutralité à outrance n’est pas vraiment dans les modèles de l’IA qui justement, sont orientés selon de nombreux critères ou usages et surtout selon la finalité où les modèles seront utilisés. Les performances d’un système d’IA dépendent directement des données utilisées pour son entraînement, des objectifs fixés par ses concepteurs et du contexte dans lequel il est déployé. Un environnement IA de vidéoprotection dans le domaine militaire n’aura pas le même schéma d’entraînement qu’une IA déployée dans un ensemble de caméras de vidéosurveillance/vidéoprotection pour un site industriel…
Les caméras de vidéosurveillance vidéoprotection algorithmique (VSA) permettent de créer une analyse vidéo prédictive apportant :
- La détection d’objets abandonnés.
- La présence ou utilisation d’armes.
- Le contrôle du sens circulatoire par une personne ou un véhicule.
- La présence d’un individu à terre/au sol.
- La pénétration dans une zone interdite ou sensible d’un individu ou véhicule.
- La détection des mouvements de foule.
- Une densité trop importante de personnes, la détection d’un regroupement.
- La détection des départs de feu.
A contrario, la vidéosurveillance algorithmique ne permet volontairement pas d’apporter un traitement biométrique (reconnaissance faciale d’un individu, moustache, bijoux etc.) ce qui permet un déploiement sur le territoire bien plus simplifié… Reposant sur le Data Mining, le Machine Learning et le Deep Learning, les systèmes de vidéosurveillance intelligente tirent leurs performances de vastes volumes de données utilisés lors de leur entraînement.
Bien qu’un modèle puisse fonctionner sans ré-entraînement continu, son amélioration passe généralement par l’intégration régulière de nouvelles données afin d’affiner sa précision, de réduire les faux positifs et de s’adapter à l’évolution des environnements observés. Ce court résumé des capacités des caméras intelligentes algorithmique (VSA), permet de prendre conscience de tout l’enjeu des entraînements de modèles d’IA pour apporter des résultats qualitatifs. D’ailleurs à ce sujet, je trouve que l’IA est bien résumée par un quasi mantra célèbre de Rich Sutton – The Bitter Lesson…
Avec un constat suivant : les humains pensent souvent que leur expertise est indispensable. Pourtant, à long terme, les systèmes qui apprennent à partir d’énormes quantités de données et de calcul finissent presque toujours par surpasser les approches reposant principalement sur l’expertise humaine…
Rich Sutton – The Bitter Lesson
Caméras de vidéosurveillance vidéoprotection algorithmiques (VSA) | À mesure que l’IA progresse, nos libertés en pâtissent ?

Pour certains, l’accumulation de mesures et de données d’expérimentation, sans réelle évaluation de leur pertinence, peut déjà susciter des interrogations. À cela s’ajoute le recours à des sociétés étrangères pour le traitement des données et le développement des algorithmes. Dès lors, une question se pose : qu’en est-il de la transparence dans le traitement de ces informations ? C’est un sujet complexe auquel, personnellement, je n’ai pas de réponse définitive. Face à la quantité considérable de données qui transitent chaque jour vers d’innombrables serveurs, et dont une très grosse partie est exploitée pour entraîner des modèles d’IA, il est légitime de s’interroger sur leur utilisation et leur devenir.
À ce sujet, la CNIL avait rendu un avis plutôt favorable lors du déploiement d’équipements de caméras dites « augmentées » pendant les JO. La CNIL soulignait un cadre bien construit avec des garanties assez fortes pour limiter les risques de ces technologies. La CNIL précisait également un certain nombre de contrôles permettant de lutter contre toute dérive… Notons toutefois que les progrès au fil des années et l’élargissement du périmètre risquent mathématiquement d’induire de nouveaux risques. Le risque numéro 1 est évidemment la collecte de données qui était facilement encadrable en environnement de vidéoprotection classique. Le recours massif aux caméras équipées d’IA vient quelque peu endiguer cette variable soulevant de facto, de nombreuses questions éthiques et sociétales.
Caméras de vidéosurveillance vidéoprotection algorithmiques (VSA) | Banalisation de la vidéosurveillance intelligente…

Aujourd’hui et ce à l’écriture de ces différentes lignes, la vidéosurveillance algorithmique (VSA) apporte une expérience optimisée par l’IA qui révolutionne la façon d’utiliser les systèmes de vidéosurveillance/vidéoprotection, surtout en environnement urbain. Dans le domaine de l’industrie, les PME ou encore les particuliers exigeants, le Machine Learning permet d’aider grandement à la recherche d’événements.
En effet, aujourd’hui il est possible de bénéficier de recherches textuelles embarquées au sein des enregistreurs (NVR), Hikvision, Dahua, Uniview, Hanwha… apportant une expérience vraiment nouvelle. Ce type de solutions est devenu totalement accessible et devrait se généraliser dans les mois à venir. Les avantages sont énormes et permettent :
- La recherche par description textuelle (homme avec veste marron et chapeau).
- La recherche par véhicule, couleur, type d’objet (Moto Suzuki 1250 Bandit noire).
- Le filtrage intelligent des événements écrêtant la recherche.
- La corrélation entre plusieurs caméras.
Des informations stockées et hiérarchisées puis transformées en données que l’IA exploite, permettant à l’instant T une réponse précise et immédiate sur une recherche d’individus ou de véhicules. Le taux de faux positifs est particulièrement satisfaisant et forcément ce type de technologies ne fera qu’évoluer positivement. La qualité des capteurs de caméras en UHD – Ultra HD et l’amélioration des éclairages nocturnes permettent même de nuit d’exploiter ces différentes fonctionnalités.
Nous ne sommes certes pas au niveau d’un logiciel tel que « BriefCam », pour extrapoler l’exemple, mais l’infrastructure nécessaire n’est pas la même, les coûts sont également incomparables et les performances en matière de recherche extrêmement poussée, de création de scénarios complexes, de reconstitution rapide de parcours, d’analyse multisite, de statistiques et d’investigations avancées ne sont absolument pas comparables. Pour un usage professionnel en industrie ou en environnement PME, ce type de solutions apporte une plus-value particulièrement intéressante et nous dresse peu à peu le visage de la vidéoprotection de demain… La révolution 3.0 est bien en route !



