Bouclier National Anti-Drones : détection de drones par les systèmes d’alarme AJAX et Hikvision AX PRO
Pour cet article très particulier, volontairement rédigé de manière courte afin de rester concis et factuel, je n’épiloguerai pas sur le climat géopolitique actuel en ce jour du 1er avril habituellement marqué par une certaine légèreté, aussi bien dans les cours d’école que dans les bureaux pour les aficionados de la chasse aux œufs et autres insouciances… Cet article, écrit dans un ton grave et sérieux à souhait, fait suite à des annonces aussi surprenantes qu’impactantes, publiées au Journal « Lois et Décrets » sous le numéro FHAK-JFO n°0095 du 1er avril 2026. Ce décret, validé et officialisé par le Premier ministre ainsi que par les ministres de l’Intérieur, de la Défense et de l’Économie, constitue une première pour notre pays… Il amorce un nouveau virage, historique et inspiré des modèles américains, dans lesquels chaque citoyen est appelé à jouer un rôle actif dans la sécurité intérieure, comme nous allons le découvrir tout au long de ce billet de blog.
- Bouclier National Anti-Drones : détection de drones par les systèmes d’alarme AJAX et Hikvision AX PRO
- Bouclier National Anti-Drones : Détection par les alarmes AJAX et Hikvision AX PRO | Présentation générale
- Bouclier National Anti-Drones : Détection par les alarmes AJAX et Hikvision AX PRO | Une extension s’appuyant sur la SDR…
- Bouclier National Anti-Drones : Détection par les alarmes AJAX et Hikvision AX PRO | Le recours à l’IA (Edge Computing) apporte un traitement algorithmique en local…
- Bouclier National Anti-Drones : Détection par les systèmes d’alarme AJAX et Hikvision AX PRO | Conclusion #AprilFoolDay
Ce décret officialisé en urgence, met en avant les enjeux de la création d’un bouclier de détection de drones sur l’ensemble du territoire, apportant un maillage extrêmement dense, en s’appuyant sur de nombreuses cellules de détection chez toutes les personnes équipées de systèmes d’alarme de 3ᵉ génération Ajax ou Hikvision. D’autres systèmes d’alarme connectée dits « Next Gen » devraient suivre ce modèle sécuritaire, bien que pour l’instant, la liste de compatibilité se cantonne exclusivement à ces deux marques d’alarme étant tout simplement, les plus plébiscitées dans l’hexagone. S’en suivra probablement Daitem & Dahua…
Concrètement et factuellement, ce décret permet au quidam équipé de ce type de solution anti-intrusion, de détecter via une carte d’extension de type « SDR » (à plugger via une nappe dans le système d’alarme), la présence de drones ISR (intelligence, surveillance & reconnaissance), drones tactiques pour le support des opérations militaires et drones génériques/civils (dédiés au loisir, l’inspection et la photographie). Notons les performances de l’extension, apportant une belle polyvalence bien que limitée à quelques centaines de mètres de détection en raison d’une sensibilité limitée. On observe également un choix technique de l’antenne plutôt plébiscitée pour ses dimensions soutenues à défaut de ses performances limitées en portée… Lors de la détection, la centrale Ajax ou Hikvision profite de sa puissante architecture RTOS embarquée pour retranscrire une empreinte RF au sein de l’application utilisateur, avec plusieurs informations cruciales… À noter la possibilité (et c’est tout l’intérêt de ce choix historique…) de transmettre en temps réel ces différentes données…
Bouclier National Anti-Drones : Détection par les alarmes AJAX et Hikvision AX PRO | Présentation générale

En effet, en cas de détection valide et confirmée, l’utilisateur peut, depuis son application, transmettre en temps réel l’alerte avec la capture d’écran associée à l’empreinte RF (générée par IA), via l’onglet transmettre. Notons l’utilisation de la double authentification MFA, évitant l’envoi de faux positifs… Cette méthodologie offre un maillage très complet pour la détection de drones sur notre territoire, un peu dans l’esprit des réseaux TOR qui s’appuient sur des ordinateurs relais maillés dans le monde… À savoir : la transmission d’événements passe bien sûr par un tunnel chiffré vers des serveurs dédiés, sans pour autant que nous ayons d’informations à ce sujet (serveurs Cloud conforme RGPD hébergés en France probablement dans l’optique, un peu à la manière des DataCenters de la DIRISI…
À noter les fonctionnalités d’« Edge Computing » embarquées au sein de l’extension, permettant de bénéficier d’un traitement en local s’appuyant sur une reconnaissance de l’empreinte RF pour détecter le type/modèle de drone. L’algorithme s’appuie sur la technique de fingerprinting RF (empreinte radiofréquence), permettant d’identifier un type d’équipement, voire un modèle de drone, à partir de caractéristiques propres à son signal. Cette approche repose sur l’analyse fine de paramètres tels que les imperfections matérielles, les schémas de modulation, la largeur de bande, la stabilité fréquentielle ou encore la signature temporelle des transmissions. Sans nécessiter l’accès au contenu des communications, cette méthode permet une classification probabiliste des signaux observés, renforçant ainsi la pertinence de la détection.
Lors de nos tests, un ORLAN-10 de conception ancienne (2011) a pu être détecté sur la gamme de fréquences 850–930 MHz. Il est encore trop tôt pour parler en détail de cette fonctionnalité, qui nécessite de l’entraînement matériel pour assurer une détection de qualité. On observe que cette fonctionnalité n’est pas du tout visible et se passe en back-office… À ce sujet, très peu d’informations auront fuité sur les éléments de classification, ni même le modèle algorithmique utilisé…
Bouclier National Anti-Drones : Détection par les alarmes AJAX et Hikvision AX PRO | Une extension s’appuyant sur la SDR…

Le décret, en tant que devoir de citoyenneté, stipule bien une obligation aux utilisateurs des systèmes d’alarme Ajax et Hikvision de se munir de la carte d’extension radiofréquence à détection large spectre. Il s’agit donc d’un récepteur SDR (Software Defined Radio), basé sur une architecture ARM associée à un ESP32 à peine maquillé, qui n’est pas sans rappeler un HackRF One. La carte d’extension travaille sur un spectre allant de 150 à 6000 MHz, avec un filtrage logiciel pour éliminer les signaux civils tels que LTE, Bluetooth ou la bande poubelle 433 MHz très encombrée, afin d’exclure de facto, ou plutôt de limiter les faux positifs.
Il convient de souligner que les drones grand public s’appuient plutôt sur un spectre radio compris entre 2,4 et 5,8 GHz, là où ceux en environnement militaire sont plutôt calqués sur la bande S (2 GHz – 4 GHz)… Notons également la V2 en cours de développement, qui proposera une carte additionnelle permettant une commutation automatique des différentes antennes lors du balayage d’une large gamme de fréquences pour accroître l’efficience… Le kit fourni par l’État comprend, en plus de la carte d’extension (qui sera branchée directement sur le port série / UART / TTL selon le système d’alarme), un firmware spécifique qui devra être injecté manuellement par le port JTAG, puisqu’il s’agit d’un micrologiciel non officiel. À ce sujet, il n’est pas indiqué si un dongle USB / JTAG avec 10 à 20 broches sera fourni… Il est peut-être trop tôt pour se prononcer à ce jour…
Bouclier National Anti-Drones : Détection par les alarmes AJAX et Hikvision AX PRO | Le recours à l’IA (Edge Computing) apporte un traitement algorithmique en local…

Le contrôle « long-range » et la télémétrie des drones fonctionnent souvent sur les bandes de fréquences 2,4 GHz (2400–2483 MHz), 5,8 GHz (5725–5850 MHz) et 868 MHz / 915 MHz dans le domaine civil. Pour le domaine militaire, il s’agit généralement de fréquences comprises entre 1 et 6 GHz, notamment dans les bandes L et S, ainsi que de liaisons satellite en Ku / Ka pour les très longues distances au-delà de la ligne de vue (BLOS), courantes dans ce domaine. L’occupation spectrale est détectée par l’apparition de signaux RF dynamiques, souvent caractérisés par des sauts de fréquence (Frequency Hopping – que nous retrouvons dans les alarmes…), associés à une activité radio persistante sous forme de trames ou de bursts.
À noter l’utilisation probable de filtres passe-bande permettant de restreindre l’analyse à certaines plages du spectre, bien que cette approche ne permette pas d’exclure totalement les autres sources radio présentes dans ces bandes. Cette approche permet à l’Ajax ou à l’AX Pro, via un firmware spécifique, d’effectuer une analyse spectrale et temporelle, afin de tenter de distinguer certaines transmissions potentiellement associées à des drones dans un environnement radio bruyant. L’objectif est d’alerter l’utilisateur en cas d’activité jugée suspecte, tout en limitant autant que possible les faux positifs. L’algorithme, s’appuyant sur des méthodes d’analyse avancées, corrèle l’occupation spectrale, la périodicité des transmissions et certains schémas d’émission afin d’estimer, avec un niveau de probabilité, si le signal observé pourrait correspondre à celui d’un drone plutôt qu’à une autre source RF…
Bouclier National Anti-Drones : Détection par les systèmes d’alarme AJAX et Hikvision AX PRO | Conclusion #AprilFoolDay

J’espère que cet article aura apporté une certaine réflexion (Je sais que quelques lecteurs attendent mes articles à cette période) ! Notons que de nos jours, les ondes radio sont parfaitement accessibles à n’importe quel passionné… À des années-lumière de la décennie passée, grâce à la généralisation massive de la radio logicielle (SDR = Software Defined Radio), ne nécessitant plus autant de matériel onéreux, mais plutôt des logiciels adaptés. En zone de conflits, la SDR est très plébiscitée… Ceux qui suivent le blog depuis quelques années auront également remarqué les différents articles dans lesquels je parle de HackRF One, d’interception et d’attaques par rejeux, « Replay attack » des ondes radio pour désarmer un système d’alarme ou l’ouverture d’un véhicule. Ma 308 SW a été ma plus fidèle cobaye…
Dans le cadre de cet article, je me suis volontairement arrêté sur la détection RF (radiofréquence), actuellement la plus pertinente et en parfaite adéquation avec l’esprit du blog. J’ai préféré exclure toute autre méthode de détection des drones (radar, infrarouge ou encore acoustique), qui sont des approches combinées permettant une détection très efficace, mais qui auraient été irréalistes à présenter dans cet article. Il aurait également été envisageable d’épiloguer sur les contre-attaques par brouillage, ce qui aurait été vraiment captivant mais fatalement, cela serait sorti totalement du cadre légal…
« L’écoute » des signaux est plus douce et nettement moins intrusive que le brouillage des ondes, encore plus sur les liaisons GPS, ou le Spoofing GPS est légion lors des différentes guerres électronique avec à la clé, de graves conséquences… Pour conclure, notons qu’en 2026, dans le contexte actuel géopolitique, ce type de solution de détection de drones tend à se banaliser, avec parfois la possibilité, pour quelques dizaines d’euros seulement, d’accéder à des équipements facilitant cette détection… La miniaturisation de l’électronique, la généralisation de la radio logicielle (SDR) et l’usage massif de l’IA dévoilent un monde jusqu’alors inconnu pour ne pas dire incroyable… La miniaturisation de l’électronique pourrait presque rendre réaliste ce projet fictif que je vous ai présenté, et qui je l’espère, vous aura donné envie de partir à la chasse aux œufs… de drones. Et si, finalement, ce type de dispositif n’était pas si irréaliste qu’il n’y paraît…?
Disclaimer
La détection RF se distingue fondamentalement de l’interception de contenu : elle consiste à analyser la présence et les caractéristiques d’un signal radio (fréquence, modulation, activité), sans accéder aux données transmises. L’interception, en revanche, vise à exploiter le contenu des communications et est soumise à des restrictions légales strictes.



