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Dossier : Caméras IP HD ou caméras analogiques en basse résolution ? Qualité contre prix …

Dossier : confrontation entre l’analogique et la technologie de vidéosurveillance dite « IP »

Le débat a déjà commencé depuis quelques années et continue de se poursuivre entre la technologie dite « Analogique », arrivée en saturation niveau performance, et la technologie IP permettant de profiter de la haute et plus récemment très haute définition 4K, qui elle, connaît tout juste ses premiers émois de gloire. Cet affront peu fair-play surfant sur la vague du non-respect face aux anciens, rend difficile d’arbitrer en toute justesse quand plusieurs paramètres viennent s’y interposer, tels que les questions budgétaires et les exigences de l’utilisateur final, toujours avides de la meilleure qualité pour son système de vidéosurveillance. Avant tout, il est important de bien comprendre les différences fondamentales qu’opposent ces deux technologies. Malgré son tarif supérieur face à l’analogique, la technologie IP peut rapidement devenir un modèle économique efficace face aux très vieillissantes caméras analogiques, et c’est exactement ce nous verrons à travers ce dossier… La première question qui déterminera si, oui ou non, l’usage des caméras réseaux IP est nécessairement utile, sera de savoir si pour l’utilisateur final, il est important d’apercevoir une silhouette au loin, pour par exemple lancer l’intervention d’un service de sécurité, ou plutôt d’apprécier plus en détail les traits différenciant un individu tel que la couleur des yeux et d’autres aspects permettant l’identification formelle d’une personne.

Comparaison : vidéosurveillance IP ou analogique, les caméras réseau l’emportent

Pour commencer, ce qui fera pencher la balance d’un côté ou de l’autre pour votre choix de technologie, sera tout simplement vos attentes, vos priorités et vos exigences pour votre système de vidéosurveillance. Pour être clair, les traditionnelles caméras analogiques n’offriront jamais la même qualité d’image ni le rendu d’une caméra réseau en version dite « IP ». Seulement peut être des technologies hybrides offrant la haute définition à travers un câble coaxial tel le HDCVI propre à Dahua ou le TurboHD dont Hikvision jouit des droits. L’analogique sera utilisée dans des buts dissuasifs et de contrôle ou depuis un dôme PTZ qui grâce à son zoom, offrira une image de bonne qualité. A faible distance, l’analogique offrira encore de très performances, mais face à l’IP il sera difficile de tarir d’éloges cette technologie ô combien vieillissante. Les fabricants tels que Dahua, Hikvision ou Panasonic, misent avec conviction leur budget R&D dans le développement IP. Délaissé par la plupart des fabricants (nous les comprenons !) la technologie analogique semble vivre ses derniers émois s’adonnant à une mort certaine… Une technologie qui aura eu son heure de gloire pendant plus de 20 années mais qui petit à petit se sera fait dépasser par sa petite sœur dopée aux paires croisées. Avec un taux de croissance annuel d’environ 24% (chiffre 2014), oui c’est indéniable, la technologie IP est en pleine expansion. D’un point de vue financier, la technologie IP a tendance à inverser la courbe des prix face à l’analogique et devient ainsi un modèle extrêmement rentable principalement grâce à la simplicité de sa mise en œuvre particulièrement en POE, son câblage sur des installations utilisant de nombreuses caméras. Les travaux de génies civils s’en trouvent considérablement diminués. D’un point de vue purement technique, la technologie IP garde peu jalousement le secret de ses performances, soit la gestion de la haute définition qui est tout simplement la clé de son succès ! Commençant avec des définitions de l’ordre de 1,3 million de pixels soit une résolution de 1280 x 960 pixels, le tout numérique surplombe dès son entrée dans l’arène les caméras analogiques en offrant une définition 2, 3,4 à 10 fois supérieure.

Indéniablement et sans hésitations, l’avenir appartient aux caméras réseau

D’autres résolutions sont disponibles pour les caméras IP telles que le « Full HD » soit 2 millions de pixels offrant une résolution de 1920×1080 pixels ou encore plus récemment, l’ultra HD vulgariser par l’appellation 4K. À partir de 3 millions de pixels, soit 2048 × 1536 pixels, la courbe de rentabilité face à l’analogique a tendance à perdre de sa croissance en raison du prix des technologies embarquées pour son déploiement et le calibrage des solutions de stockage. Heureusement, des technologies de compression telles le H.264 et dans un futur proche le H.265 existent. Soyons patients, d’ici 3 à 4 ans les caméras IP en haute et très haute définition deviendront accessibles et seront largement déployées en vidéosurveillance urbaine. Le dernier avantage, non négligeable, est l’intégration parfaite de la technologie IP dans des logiciels de supervision de contrôle d’accès  au sein d’un SCADA Supervisory Control And Data Acquisition ou de système d’alarme intrusion. Divers fabricants de contrôle d’accès, comme Vauban Systems, prennent en charge l’intégration de la vidéosurveillance IP dans leur superviseur/hyperviseur de contrôle d’accès. But, utiliser un seul logiciel pour la gestion globale de la sécurité en entreprises.

Caméras IP : performances 20 fois supérieures à l’analogique

En effet, le traitement d’image en très haute définition requiert des capacités de stockage considérables et monopolise de la bande passante qui semblent mises à rude épreuve. Les enregistreurs, stockeurs numériques, dont le but est la conversion des signaux numériques en image et l’enregistrement, se doivent de posséder des processeurs cadencés à des puissances relativement élevées pour effectuer les traitements numériques. La loi Moore régit une croissance X2 chaque année des performances dans le domaine de l’informatique. Les très hautes résolutions sont réservées principalement aux centres commerciaux, qui dans l’absolu, cherchent à avoir une reconnaissance faciale extrêmement précise dans le but de limiter la démarque inconnue, ou en industrie pour une surveillance vidéo exigeante. Évidemment, d’autres applications sont concernées par les caméras très haute définition et le seront de plus en plus au fil des années… L’analyse vidéo n’en est qu’à ses premiers émois !

Pour résumer et clore ce dossier, dans la plupart des cas l’utilisation du standard IP à travers des caméras réseau produira incontestablement un rendu nettement plus détaillé, offrant une image plus claire qu’une classique caméra analogique. À l’instar des caméras analogiques, bien que les tarifs de la technologie IP se maintiennent voire baisse sensiblement au fil des années, l’analogique offre des tarifs tout de même plus compétitifs. L’analogique aujourd’hui, tente de remonter désespérément à la surface, en offrant des produits à des prix sacrifiés alliés à quelques progrès récents, telle que la technologie hybride Turbo HD, HDCVI ou encore HD-SDI offrant une meilleure résolution d’image proche d’une caméra IP entrée de gamme. La technologie IP quant à elle, ne cessera de croître dans sa progression. Utilisant les technologies de l’informatique, il est évident que dans les 5 années à venir, l’IP risque de se standardiser (si ce n’est pas déjà fait à l’heure où vous lisez ces lignes avec du retard !) comme l’ultime choix en matière de caméra de vidéosurveillance.

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Commentaires récents

  • Bonjour Marc, Merci pour votre retour, c’est gentil et toujours appréciable ! Pour répondre à vos questions concernant le brouillage, je vous invite à faire un petit tour sur cet article : <a href="https://www.ass-security.fr/blog/etude-des-alarmes-sans-fil-brouillage-vulnerabilite-perturbation-433-ou-868-mhz/">Brouillage & Vulnérabilité des systèmes d’alarme</a> En cas de coupure courant, les systèmes d’alarme dignes de ce nom tiennent environ 24-48heures sur leurs propres batteries. Concernant le brouillage, n’hésitez pas à lire l’article, justement j’en parle. Il est possible toutefois de passer par des réseaux hors GSM de type LoRa ou Sigfox ce qui fera l’objet prochain d’un dossier consacré à ce type de technologie (les réseaux de transmission LPWAN). Encore merci pour votre commentaire ! Axel

    by Axel Dossier : Comparatif des alarmes maison sans fil certifiées - Quelle alarme sans fil choisir ?

  • Bonjour, Votre article est long et détaillé et pour ce travail de vulgarisation un grand merci :-) Pour moi néanmoins ce la soulève beaucoup d'autres question. Vous semblez favorisez la gamme powermaster de visonic qui présente apparemment d'excellentes caractéristiques. Pour tant celle-ci reste monofréquence et donc facilement brouillable,en quoi cette centrale semble plus sécurisée qu'une autre ? En effet j'imagine qu'une coupure de courant doublée d'un brouillage adéquat va rendre la centrale complètement inopérante. En fait à ce stade je m'étonne du peu d'inventivité des fabriquant d'alarme ...et notamment des centrales à changer de fréquence et/ou a prévoir de base un répéteur GSM éloigné de l'habitation. Un autre point elle ne possède pas de clavier déporté ce qui rends la centrale facilement identifiable et donc neutralisable rapidement. Merci d'avance pour vos précisions.

    by Marcvivi Dossier : Comparatif des alarmes maison sans fil certifiées - Quelle alarme sans fil choisir ?